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Athlètes vs entraîneurs en France

Mettre tout en oeuvre pour assurer le succès des athlètes et la mise en valeur du sport devrait être l'objectif de tous !

Bonjour,

Comme promis, retrouvez ci-dessous mon point de vue concernant les entraîneurs français et le DTN actuel de la FFA...

A mon avis, les étrangers, surtout les Noirs qui idéalisent les Français finiront par redescendre sur terre comme moi, après leur intégration dans la société française.

Il y a huit ans, c'est-à-dire, un an après ma naturalisation, un an après la première médaille que j'ai gagnée pour la France, à Séville, j'ai décidé de quitter la France pour Los Angeles (Etats-Unis) ; je ne savais pas où j'allais, mais il fallait que je parte. Vite et loin. Sinon, j'allais arrêter ma carrière sportive.

J'étais profondément choquée, déçue, mais surtout, j'avais l'impression de ne plus comprendre les êtres humains, les gens prétendument éduqués.

Les JO de Pékin ont confirmé les impressions que j'avais déjà dès mon intégration dans l'équipe française d'athlétisme. Malsains, fous, incompétents, médiocres, égoïstes, et surtout, inhumains... Voilà comment je décrivais déjà les cadres à l'époque.

J'ai eu, comme bon nombre de Noirs, une éducation qui consiste, entre autres choses positives, à respecter les anciens, les aînés, les mentors, les profs, les entraîneurs... en raison de leurs contributions à notre bien-être, à notre perfectionnement aussi bien qu'au fait même de rester humains... Mais aujourd'hui, la plupart de nos cadres sportifs n'ont plus de véritables qualités sportives ou humaines.

En 1999, j'ai gagné la médaille d'or. Tout s'est bien passé ! En 2000, j'étais tout simplement blessée ; et les personnes qui devaient me protéger, mon entraîneur en premier, ont commencé à m'avilir, à ternir mon image...

J'imagine bien l'ambiance qui régnait dans l'équipe de France d'athlétisme aux JO de Pékin. Aux JO de Sydney, le Directeur Technique National Richard Descoux à l'époque et ses amis (les autres responsables), se moquaient des athlètes qui étaient en difficultés.

L'actuel Directeur Technique National et de nombreux entraîneurs français ne pensent qu'à leurs carrières, ils se fichent des athlètes. L'athlétisme est une sorte de secte où personne n'ose s'exprimer, de peur que le Directeur Technique National ou une certaine personne ne leur mette des bâtons dans les roues.

Quant à Franck Chevallier, le Directeur Technique National actuel, il est tout simplement incompétent. Il donne l'impression que sa préoccupation majeure, c'est de placer certains de ses "amis", soit dans la Ligue Nationale d'Athlétisme (LNA) soit de les faire nommer entraîneurs... Je pense qu'on n'a pas besoin de faire de hautes études pour comprendre que quand on occupe le poste de Directeur Technique National, de président, d'entraîneur, etc…, la première chose à savoir c'est communiquer. La communication constitue l'un des plus grands problèmes de tous les acteurs de la fédération où l'on ne vit que dans l'ambiguïté : des commérages, des « on-dit »..., des sous-entendus et bien sûr, les malentendus ne manquent pas.

Je vous donne des exemples :

Quand je me suis fait opérer du genou l'année dernière, je n'ai jamais reçu de coup de fil du Directeur Technique National. Ce n'est pas tellement grave pour moi, parce qu'à part la communication, je n'attends pas grand-chose des cadres.

Cet été, le Directeur Technique National s'est permis de faire des déclarations aux médias sans demander mon avis, en disant par exemple, que j'allais faire de l'heptathlon. Il était étonné d'apprendre que j'allais faire de la longueur. Malheureusement, il a eu ce même genre de comportement avec de nombreux autres athlètes ; le Directeur Technique National ne faisait que deviner ce que les athlètes allaient faire.

Le lendemain d'un meeting, un "retraité" de la fédération m'a gentiment proposé de m'accompagner à l'aéroport. Cela fait huit ans que je le croise., mais je ne connais si son nom ni ses fonctions dans la fédération. Je lui ai demandé pourquoi les cadres ne viennent pas discuter avec les athlètes. Il m'a dit que les gens de la Direction Technique Nationale ne veulent pas cela, comme si les athlètes appartenaient à la Direction Technique Nationale ou aux entraîneurs.

Les entraîneurs ne connaissent pas leur place. Quand les athlètes gagnent, les entraîneurs sont plus en vue que les athlètes eux-mêmes. Ce sont eux qui sont les vedettes ; ils s'éparpillent et se présentent partout où les athlètes sont invités. Du coup, ils n'arrivent pas à gérer les véritables problèmes des athlètes. L'athlétisme n'est pas comme le football où il y a onze joueurs et des remplaçants ; c'est-à-dire que les athlètes sont confrontés à de nombreux problèmes qui dépassent souvent leurs compétences. Et pourtant, ils ne se posent pas de questions. Les uns rejettent la faute sur les autres sans qu'une solution ne soit trouvée.

Les entraîneurs transmettent leurs peurs aux athlètes, car ils n'ont pas confiance en eux-mêmes. Surtout, la plupart d'entre eux ne fixent pas d'objectifs avec leurs athlètes ; et, lorsque ils sont en difficultés dans de grands championnats, au lieu de discuter au préalable avec leurs athlètes ou les aider, ils fuient leurs responsabilités, puis, ils vont se justifier auprès des médias.

Et, quand un athlète prend son courage à deux mains et décide de partir, il se heurte aux remarques incessantes des anciens entraîneurs qui n'attendent qu'une chose : que l'athlète se casse la figure. Si, au contraire, l'athlète réussit, ils feront tout, là aussi, pour dégrader son image. Ils sont impitoyables, mauvais !

J'ai entendu plusieurs fois certains athlètes exprimer leur désarroi devant le changement spectaculaire du comportement de leur entraîneur à leur égard, sans raison valable. Comme s'il fallait être méchant pour exister.

Toute l'année, beaucoup d'entraîneurs se battent entre eux... Si l'on essaie de nommer un Directeur national compétent, professionnel, de l'extérieur, pour mettre un peu d'ordre dans la maison athlétique, ils s'y opposent... Comme des hyènes.

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de bons entraîneurs. Il y en a certes, mais ils sont rares. Je dois souligner que j'ai eu le plaisir de travailler avec de bons cadres (FFA Marketing, Entraîneurs) qui sont de véritables passionnés, dévoués à leur travail. Ils ne comptent pas leur temps et se mettent au service de la réussite des athlètes. Ils ne sont pas carriéristes. Dotés d'une vision globale de l'athlétisme, ils prennent en compte l'ensemble des besoins (psychologiques, humains, techniques...) des athlètes. Malheureusement, leur proximité, parfaitement saine, avec les athlètes est souvent mise en cause, alors que cela est en adéquation avec la mission qu'ils exécutent de façon exemplaire. Une très grande distance entre les cadres de la Fédération, les entraîneurs et les athlètes ne fait que nuire au progrès des athlètes ainsi qu’à leur réussite.

Mettre tout en oeuvre pour assurer le succès des athlètes et la mise en valeur du sport devrait être l'objectif de tous !

La prochaine fois, je vous parlerai de mon point de vue sur ces anciens athlètes qui deviennent à leur tour des égoïstes...

A bientôt,

Eunice
Le 03/11/2008

Mis A.
Le 11 Novembre 2008
Oulala , j aime beaucoup se que tu dis Eunice!!! Merci d oser le dire et surtout de l' écrire! Depuis le depat de Philippe Lamblin cette fédé ne ressemble plus a rien!!! Et que dire de Chevalier & cie!!! Les Jo de Pekin tous simplement raté!!! Mauvaise encadrement, histoire interne à la con!!! maintenan la fédé se permet meme de viré un coach justa avant la compet !!! Faut arreté de se voilé la face!! Fédé de merde resultats de merde!! Merci a toi Eunice de devoillé c est chose la!!! bisous a toi
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