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Eunice Barber donne un récit accablant des conditions de son interpellation

LE MONDE | 25.03.06 | 14h06 • Mis à jour le 13.02.07 | 09h18


Eunice Barber a annoncé, vendredi 24 mars, lors d'une conférence de presse, qu'elle souhaitait engager des poursuites judiciaires après son interpellation musclée par plusieurs policiers, samedi 18 mars aux abords du Stade de France, à Saint-Denis. L'ancienne double championne du monde d'athlétisme (heptathlon en 1999 et saut en longueur en 2003) a ajouté qu'elle allait informer le parquet de cette affaire.

Me Emmanuel Daoud, l'avocat de l'athlète française d'origine sierra-léonaise, a ajouté qu'elle porterait plainte contre les policiers qui l'ont interpellée et qu'elle se constituerait partie civile si le ministère public ne jugeait pas utile d'ouvrir une procédure d'enquête. Eunice Barber devait être reçue par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, samedi 25 mars. Remise en liberté dimanche 19 mars après une journée en garde à vue, elle a déjà déposé une plainte auprès de l'Inspection générale des services (IGS), mercredi 22 mars.

PLAQUÉE AU SOL


Eunice Barber, 31 ans, a obtenu une interruption temporaire de travail (ITT) de sept jours. Elle porte une minerve et souffre d'insensibilité dans les deux mains et d'une élongation à l'épaule droite. Devant la presse, elle a raconté en pleurant les conditions de son interpellation et de sa garde à vue. Selon son récit, elle se trouvait à bord de sa voiture en compagnie de sa mère et de son neveu.

"J'ai tourné à gauche alors qu'un officier de police m'avait demandé de prendre à droite. Je n'ai pas compris son indication, a-t-elle assuré. Le policier a tapé sur ma voiture. J'ai ouvert la vitre et ce policier m'a giflée. Je suis sortie de la voiture. D'autres policiers sont arrivés. L'un m'a tordu la main et un autre m'a tiré les cheveux puis ils m'ont plaquée au sol. Ils m'ont ensuite mise dans le fourgon. Là, deux femmes m'ont marché sur les mains et la tête. Elles m'ont dit : "Tu crois qu'on fait ça en Afrique ? Tu as de la chance qu'il y a du monde sinon on pourrait te faire pire.""

Comme elle suppliait qu'on fasse attention à ses jambes, son "outil de travail", les policiers lui auraient répondu : "Quand tu sortiras d'ici tu porteras des béquilles." "Ils (les policiers) sont devenus gentils une fois qu'ils ont su qui j'étais", a-t-elle insisté. "Je n'ai plus la tête à l'athlétisme", a-t-elle conclu.

En revanche, le récit fait par les policiers concernés diffère radicalement de la version fournie par la championne. Une source proche de l'enquête a notamment indiqué que l'athlète n'aurait pas obtempéré à l'ordre de l'agent, et que, en outre, elle avait redémarré alors que le policier avait encore un de ses bras passé au travers de la portière de la conductrice.
Source : Le monde
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