La Banlieue s'exprime

Eléments publiés sur le site "la Banlieue s'exprime" - 28.11.08
Le procès a débuté à 9 heures et s’est terminé exactement à 13 heures 30.

Revenons sur certains points que la presse n’a apparemment pas jugé bon, ou peut-être oublié, de rapporter. Tout d’abord, le policier qui nie avoir giflé Eunice BARBER reconnaît tout de même, ce que la presse, le Monde en l’occurrence, ne dit pas (POURQUOI ???), avoir, d’après ses propres dires, levé la main à hauteur du visage d’Eunice et de l’avoir posée sur la joue de la jeune femme. Sûrement pour prendre la température, au cas où Eunice aurait été fiévreuse et ainsi lui venir en aide.
Trop bon, ce policier !

Par contre, la presse s’empresse, sans jeu de mot, de rappeler qu’Eunice BARBER a reconnu avoir mordu deux policiers ; cette dernière ne l’a effectivement pas nié.
Eunice est NOIRE, elle ne pouvait pas agir autrement ; n’est-ce pas le message subliminal que la presse nous envoie ? Parano, dites-vous, bien sûr tout cela n’est que fantasme de penser une telle chose !

Ensuite, cette femme policière qui prêtant avoir été insultée de « sale blanche » ; la presse aurait pu nous rapporter les propos tenus par cette dernière lors de son audition à la barre. Elle a dit ceci : « J’ai appris plus tard que Mme BARBER, que je ne connaissais pas, avait été NATURALISEE en 1999. J’aimerais lui dire que quand on reçoit de la France la NATURALISATION FRANCAISE on se doit de respecter les citoyens et de surcroît la POLICE. » Vous imaginez l’état d’esprit de cette fonctionnaire (j’allais dire cette raciste, pardonnez-moi) de police.

L’avocat adverse s’est plaint qu’Eunice BARBER se plaçait en victime parce que NOIRE, en disant : « Mme BARBER cela ne fonctionne plus auprès du public (victimisation) ». Pour ensuite dire à la cour : « La plupart des fonctionnaires ici présents exercent sur Saint-Denis depuis plusieurs années et ils n’ont jamais essuyé d’insultes ni de la part d’un NOIR, ni même d’un MAGHREBIN, qui sont, il faut le dire clairement MAJORITAIRES, alors que Mme BARBER, d’après la policière ici présente, s’est permis de le faire.
» Avouez que c’est GENIAL d’entendre, pour une fois dans un TGI, que la population issue de l’immigration noire et maghrébine est polie et bien éduquée MDR !

On passe sur la demande des fonctionnaires d’être indemnisés à hauteur de 10.000 € environs. Dernière chose, puisque l’on ne peut pas commenter les 4 heures 30 d’ audience en quelques lignes, il est important de revenir sur le point déterminant et déclencheur de tout cela et qui est la gifle infligée à Eunice BARBER alors que celle-ci était encore au volant de sa voiture (fait reconnu à demi-mot par le policier qui aurait juste caressé la joue de la jeune femme en y apposant sa main en signe d’affection).

Toujours est-il que ce policier n’a pas expliqué son geste, BREF vous aurez tout compris par vous-mêmes, c’est l’essentiel. Autre remarque importante, un officier de police prêtant, dans un rapport officiel, qu’Eunice BARBER était tout à fait calme, juste avant que cela ne dégénère (suite à la gifle).

On ne s’arrêtera pas sur le reproche fait par l’avocat adverse concernant la médiatisation de cette affaire et qui aurait été à l’initiative d’Eunice BARBER. Ce qui a été aussitôt contesté par l’avocat d’Eunice : comme si les médias étaient aux ordres de celle-ci ; dernière nouvelle.

Bravo aux deux avocats d’Eunice BARBER qui ont été, il faut le souligner, très pertinents, cohérents et très calmes face à ce flot de calomnies à la limite de l’insulte concernant leur cliente. Ces deux avocats n’ont d’ ailleurs pas pu aller jusqu’au bout de leur plaidoirie, faute de temps, d’ après le juge.

Ce dernier a été obligé de dire à l’avocat d’Eunice : « Vous avez encore cinq dernières minutes, après je me lève et vous laisse terminer seul (le juge était apparemment pris par le temps, sincèrement désolé, et a fait le maximum pour entendre jusqu’au bout l’avocat d’Eunice BARBER ; ce n’ était pas là une volonté délibérée de faire taire l’avocat, que les choses soient claires, cette remarque est tout simplement destinée à souligner la frustration qu’a dû vivre l’avocat à ce moment précis en ne pouvant aller jusqu’au bout de ses explications.

J’allais oublier un petit détail qui a son importance : la mère d’Eunice BARBER ne parle pas un mot de FRANÇAIS comme a pu le laisser entendre la presse ces derniers temps. Eunice BARBER a contesté à plusieurs reprises les propos qu’aurait tenus sa mère par audition écrite. Elle a eu affaire à deux interprètes, non pas des professionnels, mais des policiers, ce qui, d’après la Procureur, a la même valeur.

Dernier point : il y avait, côté policier, deux avocats (sans bien entendu remettre en cause les compétences et les qualités de ceux-ci) : NOIR et BLANC. Sans doute pour mieux faire passer la pilule... (Affaire à suivre)... Et désolé pour la longueur du texte... (LBS)
Interview de John Mensah - 01 Décembre 2008
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